Les plus

  • Le pixel art ne manque pas de charme
  • Les acteurs restent reconnaissables malgré les gros pixels
  • Le scénario est fidèle à la saison 8
  • On peut parfois laisser les zombies et les sauveurs s’entre-tuer

Les moins

  • Les dialogues ne sont pas doublés
  • Le mode sans fin est bloqué derrière un DLC payant
  • La campagne se boucle en trois heures
  • Pas le temps de développer les arbres de compétences

La franchise The Walking Dead nous a déjà offert des jeux d’action, des jeux d’aventure, et même des jeux VR. Avec Streets of Survival, elle se voit aujourd’hui déclinée en beat 'em up.

Fabien Pellegrini
Fabien Pellegrini

Si c’est au siècle dernier que les Double Dragon, Final Fight et autres Streets of Rage ont eu leurs heures de gloire, le genre nous gratifie régulièrement encore de quelques pépites. Pour se faire une place au soleil, Streets of Survival mise tout sur la franchise The Walking Dead, et plus particulièrement sa branche télévisée. C’est très loin d’être une mauvaise idée, mais nous allons voir que l’aventure manque tout de même un peu trop de coffre pour réellement devenir incontournable.

The Walking Dead Streets of Survival

La saison 8 de The Walking Dead n’est clairement pas la meilleure, mais elle possède tout de même quelques temps forts. Ces derniers sont judicieusement repris par Streets of Survival, qui couvre la seconde partie de la saison. L’aventure débute donc après la chute d’Alexandria et la mort d’un certain personnage principal, et se termine par la tranchante victoire de Rick sur Negan. Puisque nous avons affaire à un beat’ em up, les éléments scénaristiques restent globalement en retrait par rapport au gameplay, mais il est tout de même plaisant de se retrouver en terrain connu. La Colline, la décharge de Jadis ou encore le sanctuaire des Sauveurs sont ainsi de la partie. Quant aux héros que l’on peut incarner, il s’agit de Rick, Daryl, et Michonne, respectivement armés d’un magnum, d’une arbalète et d’un katana, comme il se doit. Notons qu’un quatrième personnage jouable se débloque une fois la campagne principale achevée.

The Walking Dead Streets of Survival

Le menu n’entretient qu’à moitié le mystère sur son identité, puisqu’il nous présente la silhouette d’un homme portant sur son épaule ce qui ressemble fort à une batte de baseball. La cohérence scénaristique du mode New Game Plus en prend forcément un coup, mais c’est pour la bonne cause. Il aurait été frustrant de ne pas pouvoir distribuer quelques coups de batte cloutée dans un tel jeu. Quelque soit le héros ou anti-héros que l’on contrôle, le très chouette pixel art ne vient jamais dénaturer son apparence. Les visages des persos, ou plus exactement ceux des acteurs de la série, restent toujours reconnaissables. Et ce, même pour des seconds couteaux tels que Jadis et Simon. Les éléments de décors sont quant à eux affichés dans une 3D low-poly agréable à l’œil, et subtilement pixelisée pour ne jamais jurer avec la représentation 2D des personnages. Le tout se voit rehaussé par des effets de lumière convaincants. La partie audio est en revanche moins réjouissante, car les quelques lignes de dialogues affichées à l’écran ne sont aucunement doublées.

The Walking Dead Streets of Survival

Demi-saison, demi-jeu

Basé sur une attaque simple, une attaque lourde, une attaque à distance, une jauge d’adrénaline et une roulade, le gameplay va à l’essentiel. Certains lui reprocheront peut-être cette simplicité, mais le jeu reste ainsi accessible à tout le monde, sans prise de tête ni crise de rage. Et il y a tout de même quelques combos à apprendre pour ceux qui souhaiteraient optimiser leur parcours. Si la possibilité de s’accroupir ne sert pas à grand-chose, certains passages nous permettent en revanche de libérer des zombies afin de les lâcher sur les sauveurs. Les fourberies de ce type sont généralement optionnelles, mais il serait dommage de s’en priver. Par ailleurs, chaque héros dispose d’un arbre de compétences riche d’une dizaine d’entrées, dont certaines possèdent plusieurs paliers. Très prometteur sur le papier, ce système nous incite notamment à rechercher les objets cachés dans le décor, certains d’entre eux étant nécessaires pour débloquer les nœuds les plus avancés. Hélas, la campagne ne nous laisse pas vraiment le temps de monter en puissance. Elle se boucle en 3 heures, et ne permet absolument pas de débloquer un nombre significatif de talents.

Cette possibilité se voit donc réservée au mode "New Game Plus", qui nous offre d’ailleurs la possibilité de rejouer tous les niveaux avec le personnage de notre choix (alors que tel ou tel héros nous est parfois imposé dans la campagne principale). On aurait très largement préféré que le jeu justifie ses arbres de talents en durant deux fois plus longtemps, par exemple en couvrant la saison 8 dans son intégralité. Reste la question de la Fosse aux rôdeurs, une arène de survie infinie qui aurait pu prolonger la durée de vie du jeu. Problème : ce mode sans fin reste très basique et, surtout, il n’est accessible qu’en achetant le DLC Arcade Apocalypse Pack vendu 15 euros... alors que le jeu de base en coûte 20. C’est clairement abusé, et le capital sympathie du titre s’en trouve fortement diminué.

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