Les plus

  • Trois marsupilamis aux capacités désormais différentes
  • Des graphismes toujours aussi séduisants
  • Des niveaux agréables à parcourir et qui savent se renouveler
  • Une durée de vie supérieure à celle du premier épisode
  • Le mode Salsa est plus intéressant qu’un simple mode contre-la-montre
  • Atteindre le 100 % est tout sauf trivial

Les moins

  • L’univers du Marsupilami reste sous-exploité
  • Le scénario est anecdotique et proche du premier épisode
  • Rien qui ne vienne révolutionner le genre
  • Aucune section du jeu ne fait mieux que Le Monde Caché de 2022

Avec Marsupilami – Le Secret du Sarcophage, Microids et Ocellus Studio nous offraient en 2021 un très bon jeu de plateformes. Bonne nouvelle : sa suite est encore meilleure.

Fabien Pellegrini
Fabien Pellegrini

 Cinq ans après sa première "hoobaventure", et quatre ans après l’excellent DLC gratuit Le Monde Caché, la créature palombienne et franquiniste fait son grand retour sur nos écrans. S’il s’agit une nouvelle fois de bondir de plateforme en plateforme, le jeu nous réserve tout de même quelques surprises et nouveautés bien senties. Attention donc à ne pas se fier aux premières minutes de l’aventure, ou même aux captures d’écran, qui peuvent initialement faire penser, à tort, à une certaine stagnation.

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On le sait, le scénario n’est jamais le point fort des jeux de plateformes. Et de ce point de vue, Marsupilami 2 ne fait pas mieux que son prédécesseur. La situation initiale est d’ailleurs strictement identique à celle du Secret du Sarcophage, puisque ce sont à nouveau des momies fantomatiques qui viennent corrompre les animaux de Palombie et troubler la sieste des marsupilamis. Certes, il n’en faut pas plus pour justifier la progression de niveaux en niveaux et la présence de quelques affrontements contre des boss. Mais on regrette tout de même le manque de véritables enjeux et personnages, et le fait que l’univers de Franquin ne soit pas vraiment exploité au-delà de sa créature emblématique et de l’ambiance sud-américaine générale. D’ailleurs, si le sous-titre du jeu évoque immanquablement la musique latine, la bande-son de Salsa Palombia aborde en réalité plusieurs genres. Les quatre momies que les marsupilamis doivent vaincre sont en effet respectivement adeptes de rock, de jazz, d’électro et de disco. Les différentes séquences de boss nous proposent donc des habillages sonores et visuels assez différenciés, ainsi qu’un gameplay plus varié et plus intéressant que les simples courtes-poursuites du volet précédent. Les décors font quant à eux la part belle aux environnements urbains, même s’il reste quelques niveaux de forêt ou d’étendues glacées.

Et heureusement, car ces derniers ont notre préférence. D’ailleurs, et même s’il s’agit certainement d’une simple affaire de goûts, aucun des environnements présents dans ce nouvel épisode ne nous a autant enthousiasmé que Le Monde Caché du Secret du Sarcophage. Avec ce DLC gratuit paru fin 2022, Ocellus Studio avait mis la barre très haut. Tellement haut, qu’en matière d’ambiance et d’originalité, les développeurs lyonnais n’ont pas réussi à battre ici leur propre record. Mais pas de panique, car en ce qui concerne le gameplay, ils ont sensiblement amélioré la recette originale.

Marsupilami 2 : Salsa Palombia

COUPS DE MARSU

En cohérence avec la série animée de 2026, et le jeu de 2021, Salsa Palombia nous donne une nouvelle fois le contrôle de trois marsupilamis différents : Twister, Punch et Hope, reconnaissables notamment à leur fourrure jaune, orange ou bleutée. Mais cette fois, les différences ne sont pas que cosmétiques ! Les trois compères possèdent en effet désormais des capacités différentes. Hope est le seul à pouvoir se rouler en boule rebondissante, devenant par la même occasion résistant aux piques et autres ronces. Punch est quant à elle dotée d’un double saut, tandis que Twister peut compléter son saut initial par une ruée aérienne. Chaque niveau met en scène uniquement deux des trois personnages de l’équipe, l’agencement des décors de premier plan étant systématiquement pensé pour les talents spécifiques des forces en présence. Le joueur solo peut à tout moment passer d’un marsupilami à l’autre, un léger ralentissement du temps venant alors fluidifier et faciliter le passage de relais. S’il ne semble jamais obligatoire de changer de héros pour parcourir le chemin principal, certaines zones cachées ne sont en revanche accessibles qu’avec telle ou telle capacité.

Le level design, toujours agréable à parcourir et truffé de passages secrets, est d’ailleurs digne de louanges. La lisibilité des différents plans est parfaite, des indices discrets mais bien présents facilitent la découverte de la plupart des passages annexes, et on a même droit ici ou là à quelques mouvements de caméras (zooms ou changements d’angle) histoire d’enrichir la mise en scène. Et n’oublions pas la qualité des graphismes qui, techniquement comme artistiquement, assurent le spectacle. Il n’y a pas de saut qualitatif majeur par rapport au premier volet, mais le résultat tient encore parfaitement la route en 2026. C’est beau, fluide, coloré, lumineux, et la découverte de chaque nouvel environnement s’avère systématiquement plaisante.

Marsupilami 2 : Salsa Palombia

De 7 à 77 ans

La durée de vie, elle, a progressé depuis Le Secret du Sarcophage, qui pouvait se boucler en moins de trois heures lors de sa sortie. Cette fois, vos pouvez au moins compter sur le double si vous prenez le temps de chercher les zones secrètes. Les niveaux sont plus nombreux et, surtout, certains ne sont accessibles qu’en ayant récolté suffisamment de fruits ou de notes de musique dans les sections précédentes. Parcourir le jeu en pure ligne droite n’est donc pas vraiment possible, et il est parfois nécessaire de "farmer" certaines ressources pour pouvoir progresser. Cet aspect reste heureusement très léger, et il n’est de toute façon pas désagréable de re-parcourir les niveaux.

De plus, une fois complété normalement, chacun d’entre eux peut être lancé en mode Salsa. Ce mode alternatif vient avantageusement remplacer le mode contre-la-montre du premier épisode, le stress du chronomètre étant ici supplanté par la recherche du "flow". Concrètement, il s’agit d’enchaîner le ramassage de fruits en minimisant les temps morts, afin de faire augmenter leur valeur. Conserver un combo élevé (ce qui dépend à la fois de nos réflexes et de notre bonne connaissance des niveaux) permet donc d’engranger plus de fruits, et de débloquer ainsi plus rapidement les épreuves disposant d’une barrière à l’entrée. Et entre les niveaux dojos individuels, ceux rassemblés en coupes défis, et le mode versus, il y a de quoi prolonger encore plus la durée de vie. Ajoutez à cela trois modes de difficulté différents, et vous obtenez un jeu capable de plaire aux jeunes joueurs comme aux plus acharnés. Pour atteindre le 100 %, il va falloir faire preuve de beaucoup d’adresse et de persévérance. Salsa Palombia reste toutefois une aventure avant tout familiale, comme le prouve la présence d’un mode coop. Et ça tombe bien car, malgré son classicisme, cette très bonne aventure mérite d’être partagée au maximum.

Marsupilami 2 : Salsa Palombia
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