Après avoir connu un lancement catastrophique avec MindsEye, enchaîné les vagues de licenciements, supprimé plus de 400 postes et traversé plusieurs polémiques autour de ses méthodes de travail et de sa direction, Build a Rocket Boy semble désormais arriver au bout de son aventure, puisque plusieurs employés annoncent leur départ, tandis que des sources proches du dossier affirment que le studio est en train de fermer définitivement ses portes. Fondé par Leslie Benzies (l’ancien producteur historique de GTA et de Red Dead Redemption) et Mark Gerhard, Build a Rocket Boy n’en était pourtant pas à sa première tentative pour sauver la situation, mais rien ne semble désormais pouvoir inverser la tendance.
Les premiers signaux sont venus de LinkedIn, où plusieurs employés ont indiqué ces dernières heures que leur temps au sein de l'entreprise touchait à sa fin. D'ailleurs, le message de Dan Hawkins, responsable principal du recrutement, ne laisse guère de place au doute, puisqu'il explique qu'il accompagnera Build a Rocket Boy « jusqu'à la toute fin » afin d'aider le département des ressources humaines à boucler les dernières affaires du studio. Des sources proches de la situation ont par ailleurs confirmé à Kotaku que Build a Rocket Boy était bien en train de fermer définitivement, même si une nuance juridique subsiste concernant la dissolution officielle de l'entreprise. Liam Shannon, level designer, Elizabet Tyaneva, analyste QA, Michaela Emslie, responsable de sortie, ou encore Cameron Deaves, producteur QA, ont tous indiqué que leur aventure chez Build a Rocket Boy arrivait à son terme. Le studio écossais n’en était pourtant pas à sa première vague de licenciements, car depuis la sortie de MindsEye en juin 2025, Build a Rocket Boy avait déjà supprimé plus de 400 postes, tentant tant bien que mal de redresser la situation autour de son ambitieux jeu d’action en monde ouvert.

MindsEye : un cas d'école ?
Cette fin de parcours n'est malheureusement pas vraiment une surprise. Présenté pendant des années comme un projet capable de rivaliser avec les grands jeux en monde ouvert, MindsEye a connu un lancement particulièrement compliqué en juin 2025. Bugs, problèmes techniques, critiques très sévères et ventes insuffisantes ont rapidement plombé les ambitions du studio. Build a Rocket Boy avait pourtant tenté de sauver son jeu à coups de mises à jour et même avec du contenu supplémentaire. La situation était devenue encore plus tendue lorsque Mark Gerhard avait évoqué une prétendue activité criminelle, parlant notamment d'« espionnage organisé » et de « sabotage d'entreprise » pour expliquer une partie des difficultés rencontrées par le studio.
En parallèle, les conditions de travail avaient également fait polémique. L'IWGB Games Workers' Union avait notamment accompagné une démarche collective de salariés concernant la gestion du studio, tandis que des employés avaient dénoncé des périodes de crunch et des pratiques de surveillance.
Le syndicat réagit aux nouveaux licenciements
Face à cette nouvelle vague de départs, le syndicat a de nouveau apporté son soutien aux salariés concernés. Son vice-président Ben Newbon a déclaré que l'organisation restait solidaire de toutes les personnes touchées et souhaitait toujours obtenir justice concernant le traitement réservé aux employés de Build a Rocket Boy. Il reste désormais une nuance juridique importante : la fermeture opérationnelle du studio ne signifie pas nécessairement que la société sera immédiatement dissoute juridiquement. Mais après plus de 400 suppressions de postes et les derniers départs annoncés, Build a Rocket Boy semble bel et bien avoir atteint le bout du chemin.
