Il fut un temps où Hollywood considérait mal les adaptations de jeux vidéo, mais aujourd’hui, c’est devenu l’une de ses poules aux œufs d’or. Super Mario (les deux films) a permis à Universal et à Nintendo de récolter 2.4 milliards de dollars au box-office mondial, Minecraft The Movie a frôlé le milliard, tandis que Sonic continue de cartonner auprès du grand public, au point où un quatrième épisode est en cours de développement. Les temps ont changé, et les studios ont bien compris qu’il y avait des sous-sous dans la po-poche à se faire avec nos licences préférées. Il faut dire que les adaptations de jeux vidéo semblent aujourd’hui prendre la place qu’occupaient les films de super-héros ces dernières années. Après avoir essoré les univers Marvel et DC (et c'est loin d'être fini), Hollywood se tourne désormais vers les licences vidéoludiques, capables de mobiliser des communautés immenses et de générer des recettes colossales. Et puis, rien que le dernier Resident Evil de Zack Cregger est une réussite d'adaptation totale ; aussi parce qu'il a su adapter la licence à sa manière. Sur le petit écran, The Last of Us a également prouvé qu’une adaptation de jeu vidéo pouvait aussi séduire la critique et repartir avec des Emmy Awards.

Andrew Koji et Noah Centino tiennent bien la pose
Andrew Koji et Noah Centino tiennent bien la pose

Pour Street Fighter, en revanche, le souvenir reste douloureux. Depuis le film de 1994 avec Jean-Claude Van Damme, devenu au fil des années un nanar culte ceci dit en passant, la licence attend toujours une adaptation live-action à la hauteur de sa légende. Autant dire que cette nouvelle tentative avait de quoi susciter quelques espoirs, d’autant que les bandes-annonces avaient fait le travail, avec un casting improbable (Jason Momoa en Blanka, David Dastmalchian en M. Bison), des costumes à la limite du cosplay Japan Expo, des combats qui semblaient reprendre à la lettre les moves du jeu vidéo et surtout un kitsch totalement assumé. Sur le papier, la promesse était belle et on était les premiers saucés. Sauf qu’une fois à la projection presse (on a vu le film deux fois en 3 semaines), le sourire a laissé progressivement place à la perplexité, pour ne pas dire au désarroi. Car on ne va pas se mentir, ce Street Fighter a un problème majeur : il ne sait jamais vraiment sur quel pied danser. Veut-il être une comédie décomplexée qui embrasse l’absurdité de son univers, ou un véritable film d’action capable de donner ses lettres de noblesse à la saga de Capcom ? En vrai, il tente de faire les deux, mais sans jamais trouver le bon équilibre. Pire même, il cabotine dans tout ce qu'il entreprend. Et c'est quelque part assez compréhensible quand on sait que derrière ce résultat bancal se cache une production qui a visiblement connu quelques turbulences, avec des retouches impliquant à la fois Paramount et Capcom, avec des visions différentes. Et ça se voit.

L'écriture du perso de Chun-Li est bien raté
L'écriture du perso de Chun-Li est bien raté

C’est ça Street Fighter en 2026 ? Une comédie absurde ?

Côté scénario, ce nouveau Street Fighter fait le choix de suivre la vraie histoire du jeu Street Fighter 2, plutôt que d’inventer une histoire alambiquée comme le film de 94. Ryu a remporté le précédent tournoi des World Champions face à Sagat, mais sa victoire a laissé des traces. Parce qu’en cédant au 'Satsui no Hado' (le côté obscur de sa force en gros), Ryu a déglingué son adversaire (en l'occurence Sagat) et l’a marqué de la cicatrice au torse que les fans connaissent bien. Mais le film s’intéresse aussi à la relation entre Ryu et Ken, sachant que les deux anciens frères d’armes se sont éloignés après la mort de leur maître, Gouken. Leur amitié va pourtant être mise à l’épreuve lorsqu’ils se retrouvent entraînés dans un nouveau tournoi organisé par M. Bison. À la tête de Shadaloo, ce dernier cherche à accroître son pouvoir en absorbant l’énergie des combattants, avec une obsession particulière pour celle de Ryu. En parallèle, on a Chun-Li qui poursuit sa quête de vengeance (Bison a tué son père), en tentant en même temps de réunir les 8 meilleurs combattants de la planète. De son côté, Guile a visiblement décidé de jouer les pitres de service, avec les potards poussés à fond. Vous l'avez compris, il y a 3 histoires racontées en une seule, et c'est exactement ce qu'il ne fallait pas faire.

Bon, l’avantage, c’est que le film ne cherche pas à réinventer des personnages qui n’en ont pas besoin, comme ce fut le cas dans le Street Fighter de 1994, même si avec du recul, c'état couillu et in fine assez drôle. Ici, dans le film de 2026, chaque combattant reprend ses codes visuels et leurs techniques emblématiques, quitte à se ringardiser en cosplay Paris Manga. Mais bon ça, c’était dans le deal de base, depuis les premières bandes-annonces. Les costumes sont cheaps pour ne pas dire moches (surtout Camille), mais c’est au moins assumé. On va dire que le matériau de base est respecté, mais cette fidélité ne suffit pas à faire un bon film, ça va même compliquer les choses.

Une des nombreuses ref au jeu vidéo
Une des nombreuses ref au jeu vidéo

Quand Paramount et Capcom n'arrivent pas à se mettre d’accord

Le premier problème du Street de 2026, et sans doute l’un des plus gênants, vient du choix de mélanger deux approches radicalement différentes. D’un côté, le film propose des séquences en animation dessinée à la main pour illustrer les flashbacks et donner de la profondeur au passé des personnages. De l’autre, on retrouve des scènes live-action qui misent sur un humour potage, dans la lignée du kitsch qu'on nous a vendu dans les différents trailers. Deux propositions qui auraient pu se compléter, sauf qu’à l’écran, la mayonnaise ne prend pas. Jamais même. Le souci, c’est que les séquences animées sont nombreuses, voire très régulières et viennent systématiquement interrompre le récit. Elles s’insèrent souvent de manière maladroite dans le montage, cassent l’élan des scènes en live-action et donnent au film un rythme pour le moins bancal. À peine commence-t-on à entrer dans une scène que le récit bifurque vers un flashback animé, avant de revenir à l’action comme si de rien n’était. Et du coup, à force de multiplier ces ruptures, le film peine à trouver une véritable continuité.

Et c’est d’autant plus frustrant que ces passages "dessin animé" sont souvent les plus réussis, voire même les meilleurs du film. Et c’est là où c’est problématique, car on est venu au cinéma pour voir une adaptation live-action et non un animé. C’est d’autant plus grave pour le film de Paramount, car l'animé possède une énergie folle et une identité visuelle qui colle parfaitement à l’univers de Street Fighter. Les personnages gagnent en intensité, les émotions passent plus naturellement et les affrontements retrouvent cette puissance graphique et de mise en scène qui ont fait la réputation de la saga. En comparaison, les séquences en prises de vues réelles paraissent parfois artificielles, comme si elles cherchaient constamment à nous rappeler qu’il ne faut surtout pas prendre ce qui se passe au sérieux. Le résultat en devient donc paradoxal, comme une hydre à deux têtes, mais qui ne regarde jamais dans la même direction. Encore une fois, on le répète, mais quand les meilleurs moments d’un film d’action en live-action sont ceux où les acteurs disparaissent au profit du dessin animé, il y a forcément matière à s’interroger sur les choix de mise en scène.

Les séquences en animé sont les meilleurs passages du film
Les séquences en animé sont les meilleurs passages du film

Marvel, es-tu là ?

Et derrière ce grand écart permanent, il y a une explication. Le film a été retouché, avec deux visions qui se sont affrontées en coulisses, à savoir celle de Paramount, qui voulait privilégier une approche très déconnante, et celle de Capcom, qui a voulu remettre son grain de sel pour préserver le côté plus sérieux et travaillé de la franchise. D’un côté, on pousse les curseurs de l’humour, avec des gags à répétition et des situations volontairement absurdes. De l’autre, on cherche à respecter l’identité de Street Fighter, ses personnages iconiques, leurs rivalités et toute la mythologie construite autour de Ryu, Ken, Gouken ou Akuma. Le problème, c’est que ces deux approches ne parviennent jamais à cohabiter harmonieusement. On a presque l’impression de regarder deux films différents montés bout à bout, sans véritable vision commune pour les réconcilier. Et quand on sait que le film a été retouché de cette manière, certains choix deviennent plus compréhensibles.

Et puis, il y a cet autre problème qui finit par devenir franchement épuisant, à savoir le syndrome Marvel. Vous voyez le principe ? Dès qu’une scène commence à prendre de l’ampleur, à installer une tension ou à donner un peu de gravité aux personnages, il faut absolument qu’une blague vienne tout casser. Street Fighter est incapable de laisser respirer le moindre moment sérieux sans lui coller une vanne derrière. Une émotion pointe le bout de son nez ? On la désamorce. Un personnage tente de se montrer badass ? Il faut immédiatement tourner la situation en dérision. Et quand une séquence doit nous faire ressentir la puissance d’un combattant, le film préfère souvent nous rappeler qu’il ne faut surtout pas le prendre au sérieux. cf Ken.

Le tournoi a été charchuté de la moitié de ses combats
Le tournoi a été charchuté de la moitié de ses combats

Le problème, ce n’est pas que Street Fighter cherche à faire rire. Après tout, le kitsch et l’exagération font partie de l’ADN de la franchise, et les bandes-annonces nous avaient justement vendu cette approche décomplexée. Mais entre un humour qui accompagne l’action et un humour qui sabote systématiquement sa mise en scène, il y a une différence. Ici, les vannes tombent si souvent qu’elles empêchent les personnages d’exister autrement que comme des machines à punchlines. Même les moments qui pourraient donner un peu d’épaisseur à Ryu ou Ken sont rapidement ramenés à une succession de gags, comme si le film avait peur de devenir sincère pendant plus de 30 secondes. Au secours quoi. Le cas de Ken est d’ailleurs assez révélateur. Dans les jeux, son côté impulsif et parfois arrogant fait partie de sa personnalité, mais il reste un combattant redoutable, capable de tenir tête à Ryu. Ici, le film pousse tellement loin son registre comique qu’il finit par le tourner en ridicule. Ken devient une source de gags ambulante, au détriment de ce qui faisait son intérêt dans la saga.

La scène du combat dans la chambre d’hôtel avec Ryu en est l’exemple parfait. Ken se retrouve à glisser sur le sol parce qu’il porte des chaussettes. Oui, des chaussettes. En plein affrontement entre deux maîtres en arts martiaux, le film choisit de miser sur une gamelle digne d’une comédie potache. C’est tellement appuyé (il glisse 3 fois quand même) que la scène en devient presque gênante. On comprend l’envie de détourner les codes du film de combat, mais à force de vouloir faire rire, Street Fighter en oublie de rendre ses personnages un tant soit peu crédibles dans leur propre univers.

Le fameux combat avec les chaussettes
Le fameux combat avec les chaussettes

Trop de personnages tue les personnages

Autre problème, et pas des moindres, le film veut faire rentrer beaucoup trop de monde en 1h48 de péloche. Street Fighter possède un casting particulièrement riche, c’est indéniable, mais encore faut-il savoir quoi faire de tous ces personnages. Balrog et Zangief en sont les exemples les plus flagrants avec des temps d'écran qui se limitent à une poignée de minutes. Ce sont deux figures emblématiques de la saga, qu'on nous a vendues dans les bandes annonces, mais dont la présence finit par donner l’impression de cocher des cases sur une liste de personnages à intégrer. Ils sont là, ils ont leur apparence accurate, mais ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. À quoi bon mobiliser autant de figures cultes si le scénario ne leur donne presque rien à raconter ? Du nome-dropping quoi.

Cette volonté de tout caser finit par poser un problème plus profond : le film se disperse entre deux récits qui peinent à cohabiter. D’un côté, il y a M. Bison, Shadaloo et les enjeux liés au tournoi. De l’autre, le film s’attarde sur Ryu et Ken, leur passé commun, leur relation avec Gouken et l’influence d’Akuma. Sur le papier, ces deux axes ont pourtant de quoi nourrir une histoire intéressante. Le premier apporte une menace globale, le second une dimension plus intime, avec des questions d’héritage, de rivalité et de maîtrise de soi. Sauf que le montage et l’écriture ne parviennent jamais vraiment à articuler les deux. Le récit passe d’un groupe à l’autre sans réussir à construire une progression cohérente, et l’on a parfois l’impression de regarder deux films qui se disputent le même écran. Résultat, aucun des deux fils narratifs ne bénéficie de l’attention qu’il mérite.

L'un des rares combats potables du film
L'un des rares combats potables du film

Un humour couche-culotte

Et puisque l’on parle d’humour, il y a un moment où le film finit par basculer dans le franchement bas du front. Le problème, ce n’est pas que Street Fighter soit drôle ou qu’il cherche à assumer le ridicule de certaines situations. C’est même ce que les bandes-annonces nous avaient vendu, et quelques vannes font mouche. Le souci, c’est que le film ne sait jamais s’arrêter. Habituellement, dans ce genre de production, on confie le rôle du trublion à un personnage, histoire d’apporter un peu de légèreté entre deux séquences d’action. Ici, ils sont trois à se disputer le poste, à savoir Ken, Guile et Dan. Et forcément, ça devient vite épuisant. À peine une blague terminée qu’une autre débarque, puis une autre encore, jusqu’à donner l’impression que le film redoute le moindre silence. Ici, le film pousse tellement loin son registre comique qu’il finit par le tourner en ridicule. On a même parfois le sentiment que le comédien Noah Centino ne sait même pas où se mettre dans le jeu d'acteur.

Le problème, c’est que Ken n’est pas le seul à faire le clown. Dan est carrément devenu sa nounou, le suivant partout comme son ombre, toujours prêt à rebondir sur la moindre de ses blagues ou à en rajouter une couche de son côté. Et comme Guile traîne lui aussi dans les parages en bon pote, les trois finissent par former un véritable trio de comiques, à enchaîner les vannes potaches et les situations grotesques. À force, on se croirait dans une cour de récré où chacun cherche à faire rire les copains, quitte à sacrifier le moindre soupçon de crédibilité. Mais le pire, c’est que même M. Bison n’échappe pas à ce traitement. Le grand méchant de la saga, censé inspirer la crainte, semble ici avoir une fascination pour les bottes de Chun-Li et les pieds de Ryu. Véridique. Une idée qui paraît tout droit sortie du Street Fighter de 1994 avec Raul Julia, dont l’interprétation de Bison était déjà délicieusement excessive.

Guile, le troisième pitre du film (après Ken et Dan)
Guile, le troisième pitre du film (après Ken et Dan)

Mais le pire, c’est que même M. Bison n’échappe pas à ce traitement. Le grand méchant de la saga, censé inspirer la crainte tou de même, semble ici avoir une fascination pour les bottes de Chun-Li et les pieds de Ryu. Une idée qui paraît tout droit sortie du Street Fighter de 1994 avec Raul Julia. D’ailleurs, le choix de David Dastmalchian, qui ressemble physiquement à l’acteur culte, est évidemment un clin d’œil à cette première adaptation. Sauf qu’ici, la référence tourne à l’obsession, et le personnage finit par ressembler davantage à un pervers de comédie potache qu’au redoutable chef de Shadaloo. On n’est plus dans la parodie décomplexée, mais dans le numéro de Benny Hill, avec ses gags qui s’enchaînent sans jamais laisser souffler personne.

À côté de ça, Chun-Li semble évoluer dans un tout autre film. Là où les uns sont constamment tournés en dérision, elle est jouée au premier degré, avec une intensité qui vire parfois à la caricature. Elle crie beaucoup, se montre inutilement vulgaire et force tellement ses réactions qu’on finit par avoir du mal à reconnaître l’icône de Capcom. L’interprétation de l’actrice n’arrange rien. Au lieu de donner de la présence et du caractère à Chun-Li, elle surjoue, ce qui rend certaines scènes franchement difficiles à prendre au sérieux. Le décalage avec le reste du casting est d’autant plus frappant que le film ne semble jamais savoir quel traitement adopter pour ses personnages.

Le M. Bison de 2026 aime sentir les pieds des autres (no bullshit)
Le M. Bison de 2026 aime sentir les pieds des autres (no bullshit)

Il y a pourtant de bonnes idées, avec quelques références bien senties qui témoignent d’une vraie connaissance de la saga. La scène de la douche de Chun-Li, comme la fameuse réplique de Bison, c’était un mardi, montrent que les scénaristes savent où ils mettent les pieds et connaissent les mèmes qui ont fait vivre Street Fighter bien au-delà des jeux. Le problème, c’est que ces clins d’œil ressemblent trop souvent à des cases à cocher. L’humour absurde peut parfaitement fonctionner dans l’univers de Street Fighter. Il suffit de respecter un minimum le rythme et de laisser les situations respirer. Quelques gags bien placés auraient pu renforcer le côté décomplexé du film. À force de vouloir transformer chaque personnage en ressort comique, le long-métrage finit par diluer sa propre identité. 

Des combats pas à la hauteur

Et quand on adapte Street Fighter, il y a quand même un élément sur lequel on est en droit d’attendre le film au tournant, à savoir les combats. Après tout, on parle d’une licence dont l’identité repose sur ses affrontements et ses techniques iconiques. Mais là encore, le film déçoit et se prend même les pieds dans le tapis, la faute à un manque flagrant d’expertise dans la mise en scène. Hormis un ou deux combats, le film ne cherche jamais à proposer un combat propre et cohérent du début à la fin, comme si la baston avait été construite par petites saynètes. Il n’y a aucune logique dans les chorégraphies et cette absence de savoir-faire est masquée par un montage grossier, qui vient systématiquement interrompre la fluidité des combats (le combat, Ken vs Dhalsim est d’une nullité affligeante). Quelques séquences sauvent les meubles, à commencer par l’affrontement entre Ryu et Honda dans le bain, tout comme la rencontre avec Blanka aurait pu virer au drame, mais elle s’en sort convenable. À notre plus grand étonnement.

Chaque Hadouken prend 5 min de préparation. Fatiguant...
Chaque Hadouken prend 5 min de préparation. Fatiguant...

Plus gênant encore, le film oublie carrément de nous montrer certains évènements, comme le combat entre Guile et Vega, sacrifié sur l’autel d’un montage incompréhensible. Guile porte ainsi au visage la marque de griffe laissée par Vega, et le long-métrage y fait encore allusion vers la fin, alors que la scène censée expliquer cette blessure n’existe tout simplement pas à l’écran. On se retrouve donc avec les conséquences d’un combat dont on nous a privés. Difficile de faire plus maladroit. À titre de comparaison, les films Mortal Kombat, pourtant mid dans leur globalité, proposent au moins des affrontements qui tiennent la route, avec des chorégraphies relativement lisibles et des techniques qui rappellent l’identité des jeux. Ici, Street Fighter donne trop souvent l’impression de considérer ses bastons comme une simple formalité entre deux gags. Pour une adaptation de Street Fighter, c’est quand même un sacré uppercut dans le vide. Shoryuken en l'occurence.

Divers Ciné

Les plus

  • Les séquences animées sont les passages les plus réussies du film
  • Quelques réf savoureuses pour les fans
  • Un kitsch assumé, qui aurait pu donner une vraie personnalité au film

Les moins

  • Un humour potache omniprésent qui casse systématiquement les moments sérieux
  • Des combats mal chorégraphiés et surtout mal montés
  • Trop de personnages pour un traitement aussi superficiel
  • Un récit décousu
  • Acting pas fou non plus
  • Un film qui force beaucoup trop

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